QUI SUIS-JE ?

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EN CE MOMENT

 

Tout d’abord Ella :

 

 Je ne sais pas si ces 2 disques existent encore.

 Pour l’amour d’Ella Fitzgerald : Ballades & Blues

  

 

Pour l’amour d’Ella Fitzgerald : les Monuments du Swing

 

 Calme et tranquille :

  Diana Krall : The Look of Love

 

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Bonjour

Bonjour à toutes et a tous.

Bienvenue dans mon Monde.

 

 

 

 

 

 

Samedi 10 février 2007

004

J’avais plusieurs fois aperçu dans une des trois ou quatre rues du quartier cet homme âgé d’une soixantaine d’années – sans qu’il soit possible de donner un âge réel, et peut-être les premières fois où je l’aperçu avait-il moins de la soixantaine – et qui dans ma mémoire était toujours vêtu – printemps, hiver, automne ou été - d’un pardessus un peu vieillot, un peu démodé. C’était un homme  d’une taille un peu en dessous de la moyenne, paraissant un peu chétif, les yeux comme protégés par de lunettes de vue à épaisse monture noire, la bouche comme cachée par une moustache grisonnante. Il marchait d’un pas que je trouvais hésitant, comme s’il s’excusait d’être là. Si je le remarquais, alors qu’il ne voulait pas l’être, c’est parce qu’il contrastait avec les autres passants dans une volonté – du moins je le croyais – sinon de se rendre invisible, au moins de prendre le moins de place possible.  Je le voyais  lorsque j’allais manger le soir au petit restaurant chinois – en fait un endroit de restauration rapide où certains plats n’étaient chinois que de nom. Il se tenait souvent, arrivé avant moi, à la même table au fond de la salle, comme un peu à l’écart. Par habitude de le voir je le saluais d’un signe de tête lorsque je me trouvais loin de lui, signe auquel il répondait en se soulevant brièvement et presque maladroitement de sa chaise, ou je lui adressais un bref « bonsoir » lorsque le hasard voulait que rejoignant ma table je passe non loin de lui à portée de voix et auquel il répondait par un bonsoir presque indistinct et timide Mais cette rencontre n’était pas quotidienne, car nous ne fréquentions pas ni lui ni moi tous les jours ce restaurant et parce que je n’avais pas d’horaire pour aller manger alors qu’il mangeait vers sept heures et demi.  

 

 

 

Par Bernez - Publié dans : bernez
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Vendredi 9 février 2007

005

Peu après l’extinction de la lumière la chambre en sa totalité et sa globalité les murs, la table de nuit sur laquelle je pose les deux livres que je lis en alternance, la chaîne hi fi et les disques, la commode, le bureau sur lequel, désordonné que je suis, s’amoncellent papiers, courriers, factures et notes pour un futur livre, disparaissent. Je suis sur une plage. Ma plage. J’y suis venu un soir en m’endormant et souvent j’y retourne. Elle n’a rien d’extraordinaire. Ce n’est pas une plage sur un îlot du Pacifique ou une plage antillaise bordée de palmiers ou de cocotiers, non c’est une plage peut-être bretonne que l’Océan recouvre marée haute. Pour moi breton la mer ne se conçoit que montante ou descendante. Une eau qui ne bouge que peu comme la Mer Méditerranée me rends claustrophobe. J’ai l’impression que la vie a abandonnée cette mer. Il me manque quelque chose. Et si je suis toujours étonné lorsque me promenant dans un port et y revenant à des différents moments de la journée de voir les bateaux à la même hauteur de quai. Ma plage est une petite plage de sable fermée à chaque extrémité de rochers bordée en son intérieur de pins maritimes. J’y arrive tout le temps par le même coté ce qui me permet au pied de rochers de la voir et d’en voir à l’autre extrémité le petit ponton de bois auquel j’ai amarré mon voilier. C’est un vieux voilier en bois d’une douzaine de mètres à gréement à corne. Un de ces voiliers que l’on ne trouvait plus qu’oublié au fond d’une ria ou que l’on voyait pourrir sur une grève de galets.  Un de ces voiliers qui font maintenant le bonheur des plaisanciers qui en ont assez de naviguer sur des bateaux blancs identiques. Mon voilier m’attend et c’est lui qui m’emporte vers le Pays des Rêves.

Par Bernez - Publié dans : bernez
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Jeudi 8 février 2007

003

A chaque instant des milliards de possibles s’offrent à nous, ou plus exactement paraissent s’offrir à nous, sans que nous en prenions conscience. Ce n’est que plus tard que, revenant sur ces instants,  nous nous interrogeons sur ces possibles. Nous ne sommes jamais totalement, entièrement, responsable de notre vie. Nous ne pouvons que l’infléchir, ou essayer de l’infléchir. Mais je ne crois pas pour autant qu’il y ait une prédestination de la vie. Prédestination signifie qu’il y a une supériorité : être suprême, dieu, n’importe le nom que l’on veuille lui donner
Par Bernez - Publié dans : bernez
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Mercredi 7 février 2007

002

Qui suis-je maintenant ? En cette heure nocturne où j’écris ces quelques lignes suis-je différent de celui que j’étais ce matin ? Suis-je un autre ? Suis-je le même-autre ou un autre-autre aussi peu semblable que deux passants dans la rue ? Qu’est-ce qui me diffère ou qu’est-ce qui me rapproche à celui que j’étais en me levant ce matin ? J’ai vu des choses, peut-être ai-je appris des choses, mais cela fait-il de moi un être différent ? Suis-je, comme on dit d’une rivière qu’elle est la même et pourtant qu’elle est différente.

 

 

Par Bernez - Publié dans : bernez
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Lundi 5 février 2007

Bonsoir à toutes et à tous

  

 J’ai envie ce soir de vous parler de jazz. Non ne fuyez pas. C e n’est pas un cours sur l’histoire du jazz. Je ne suis pas musicien, je ne sais pas lire les notes, distinguer un fa d’un mi, je ne sais pas ce que veut dire bémol ou mineur. Je voudrais vous parler de ma passion pour cette musique. Je sais que lorsqu’on parle de jazz les gens pensent accords bizarres, inaudibles proches de la musique moderne. Bref Free-jazz, style que je n’aime pas. Mais il n’y a pas que ça dans le jazz. Le free-jazz n’est qu’une toute petite période et de nos jours aucun musicien joue free.

 

Quelques exemples : Louis Armstrong ou Ella Fitzgerald (qui sont sûrement les plus connus),

Charlie Parker, Chet Baker ou de nos jours le trio EST. Ce n’est pas inaudible loin de là. C’est pour toutes les oreilles.

  

Je ne sais pas très bien comment c’est venu. Contrairement au rock pop, à la variété et même à la musique classique, il faut faire un effort pour aller vers cette musique car très peu, trop peu diffusée.

 

Mon papa, très éclectique en musique avait aussi bien des disques de musique classique et d’opéra que de la variété et un peu de jazz : Louis Armstrong, et Duke Ellington. Il y avait dans le disque d’Armstrong une magnifique interprétation de St James Infarmery.

  

Dans mon adolescence et mes débuts d’adulte j’écoutais Michel Fugain et le Big Bazar, le groupe québécois Beau Dommage, et dans les musiciens ou groupes anglo-saxons Pink Floyd et  Carlos Santana, de la musique bretonne Alan Stivell et Tri Yann.  Contrairement aux jeunes de mon époque je suis passé à coté de bien des musiciens.

 

 Et déjà j’écoutais du jazz. Il y avait à la radio, sur France-Inter (je vous parle de radios avant les radios NRJ, Fun Radio etc…) une émission le samedi soir présenté par André Francis. J’ai découvert Miles Davis, le Vienna Art Orchestra, Sonny Rollins, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan.  Je me suis  acheté un ou deux disques. Je vous parle d’un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître, d’un temps avant les CD et maintenant le format MP3 les disques étaient en vinyl, puis un peu plus tard il y eu les K7.

 

 

 Ainsi en piochant par-ci par-là je me suis fait ma petite culture jazz. J’ai découvert des musiciens, des styles. Je me suis acheté des disques. Bref je suis devenu un amateur de jazz.

  

A Suivre…

 

 Pour ceux qui auraient envie d’écouter un peu de jazz : une radio de jazz : TSF 89.9 ou www.tsfjazz.com

 

 

 

Par BERNEZ - Publié dans : LE JAZZ
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En ce moment j’écoute : 

Cat POWER The Greatest 

 

En ce moment je lis :

Orhan PAMUK : Mon nom est Rouge

 écrivain turc

 Prix Nobel de Littérature 2006

 

MA LISTE MUSICALE

Loreena McKennitt Beneath a Phrygian Sky  (An Ancient Muse)

The Corrs Moorlough Shore  (Home)

 

 

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