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 Je ne sais pas si ces 2 disques existent encore.

 Pour l’amour d’Ella Fitzgerald : Ballades & Blues

  

 

Pour l’amour d’Ella Fitzgerald : les Monuments du Swing

 

 Calme et tranquille :

  Diana Krall : The Look of Love

 

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Lundi 5 février 2007

 

Loreena McKENNITT

 

 

 

J’ai découvert la chanteuse Loreena McKennitt il y a quelques années en écoutant une compilation de musique celte.

 

 

 

Loreena McKennitt a grandit dans le Manitoba une province au centre du Canada et dont la capitale est Winnipeg. Elle vit maintenant à Stratford, en Ontario, Canada. Sa musique est d’inspiration celte à laquelle se mêle d’autres influences en particulier arabe. Sans être péjoratif je dirais qu’elle fait de la world-music, de la musique ouverte sur le monde. Elle a  enregistré neuf disques dont le dernier An Ancient Muse est sortie il y a peu de mois. Elle chante, joue de la harpe, des claviers, de l’accordéon.

 

 

 

Ce que j’aime chez Loreena McKennitt c’est l’ambiance un peu étrange, qui donne envie de voyager, mais comme on voyageait dans les siècles antérieurs en prenant son temps. J’imagine un voyage où il n’y a pas de vraies frontières, où l’on avance au rythme du pas de l’homme ou du cheval, où l’on s’arrête dans des caravansérails. J’imagine des villes cosmopolites où toutes les langues s’entremêlent, où l’on parle le franc, l’arabe, le grec, l’italien. Un monde où il n’y a pas de barrière, où toutes les religions sont acceptées.

 

 

 

Un monde qui n’a peut-être jamais existé mais qu’importe. Ainsi est pour moi

la musique de Loreena McKennitt.

 

 

 

 

Lesite de Loreena McKennitt : www.quinlanroad.com

Par Bernez - Publié dans : bernez
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Dimanche 4 février 2007

001

Ce que j'entreprends d'écrire aujourd'hui dans ces pages n'est pas un journal. Du moins pas un journal qui raconte jour après jour ma vie. Car il n'y a rien à dire de ma vie. Une vie banale comme des millions, des milliards de vie. Je ne suis pas musicien, écrivain, peintre, politicien. Je ne suis pas André Gide ou Paul Léautaud. Ce journal, que je nomme ainsi en ce premier jour d'écriture, faute de trouver un mot plus approprié est un endroit où je déposerai des pensées, des idées. C'est parce je ne raconte pas ma vie, qu'il n'y a ni date, ni repaire. Peut-être un jour de la semaine, peut-être un mois. Et si un jour j'inscris une date au haut de la page ce sera lors une journée exceptionnelle, exceptionnelle pour moi, exceptionnelle au regard de l'Histoire, exceptionnelle pour le monde. Je ne sais pas encore ce que j'en ferai. Peut-être rien. Peut-être servira-t-il de base au livre que je me promets d'écrire un jour. Je remarque en me relisant que j'ai écrit beaucoup de « peut-être », ne sachant pas où je vais.
Par Bernez - Publié dans : bernez
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Dimanche 4 février 2007

Lorsque je vais me promener au Musée du Louvre, je ne manque jamais - même si pour cela il me faut parcourir le labyrinthe de salles magnifiques - d'aller regarder « Les Noces de Cana » peint par Véronèse. Ce tableau représente un des premiers miracles de Jésus-Christ tel qu'il est relaté dans l'Evangile selon Saint-Jean. Cette peinture est extraordinaire. Elle mesure 6.77 m. de hauteur sur 9.94 m. de longueur ce qui représente une surface d'environ 67 m² (c'est le plus grand tableau exposé au Musée du Louvre).

 

 

Le troisième jour, il y eut une noce à Cana de Galilée, et la mère de Jésus était là. Jésus aussi fut invité à ces noces ainsi que ses disciples. Le vin venant à manquer, la mère de Jésus lui dit « Ils n'ont pas de vin ». Jésus lui dit « Que me veux-tu, femme ? Mon heure n'est pas encore arrivée ». Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout  ce qu'il vous dira ».

 

« Or il y avait là six jarres de pierre, destinées aux purifications des Juifs, contenant chacune deux ou trois mesures. Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d'eau ces jarres ». Ils les remplirent jusqu'au bord. Il leur dit : « Puisez maintenant et portez-en au maître du repas ». Ils lui en portèrent. Lorsque  le maître du repas eut goûté l'eau devenue du vin - il en ignorait la provenance, mais les serveurs la savaient, eux qui avaient puisé l'eau - il appelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert d'abord le bon vin et, quand les gens sont ivres, alors le moins bon ; toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à présent.

 

« Tel fut le commencement des signes de Jésus ; c'était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. »     Saint Jean 2 1-11

 

 

« Les Noces de Cana » a été peint par Paolo Caliari dit Véronèse  (Vérone 1528 - Venise 1588) tenu pour l'un des maîtres de l'Ecole Vénitienne.

 

 

 

 

« Les Noces de Cana » a été peint pour le réfectoire du couvent des bénédictins San Giorgio Maggiore à Venise. Pour ceux qui comme moi ne connaissent pas Venise, San Giorgio Maggiore est île qui se trouve face à la place San Marco.

 

 

Le couvent disposait de gros moyens financiers.  Le tableau avait été commandé pour décorer le réfectoire dont la reconstruction avait été confiée au grand architecte Andrea Palladio. Le contrat signé le 6 juin 1652 par Véronèse est très précis. A cette époque toutes les peintures étaient des commandes. Les contrats étaient rédigés de façon à ce qu'aucun détail nécessaire à la réalisation du tableau ne soit oublié. Pour cette commande il fallait que l'oeuvre soit de très grande taille de façon à recouvrir tout le mur du réfectoire derrière et au-dessus du banc de l'abbé. Elle était accrochée à 2,50 m. au-dessus du sol. Le contrat  fixait également les conditions matérielles de l'exécution. Véronèse était chargé de tout ce qui concerne la peinture proprement dite : préparation de la toile, achat des couleurs et réalisation. Il est précisé que les couleurs devaient être de la meilleure qualité. Il est à noter que l'oeuvre est peinte sur toile car les fresques se conservaient très mal à Venise en raison du haut degré de salinité. Dans le contrat il est écrit que le tableau pourrait comporter "autant de personnages qui pourront y figurer". Le monastère, quant à lui, fournissait la toile, le bâti de bois sur lequel la toile serait fixée et assurerait le montage de l'ensemble. Le prix de la réalisation était fixé à trois cent vingt-quatre ducats, somme considérable, plus un tonneau de vin. Par ailleurs, le monastère se chargerait de nourrir Véronèse tous les jours à midi. Le peintre a donc très souvent partagé le repas des moines pendant l'année qu'il a consacrée à ce travail. En effet, la date de livraison de l'oeuvre achevée était fixée au 8 septembre 1563, soit un an et trois mois après la signature du contrat.

 

 

Presque deux siècles et demi plus tard, en 1797, le tableau est volé, « réquisitionné », par la France pendant la campagne d'Italie et entre au Louvre l'année suivante. À la suite d'un échange avec « La Madeleine et le Pharisien » de Charles Le Brun en 1815, le tableau est définitivement acquis par la France. L'avocat Arno Klarsfeld, et le top model Carla Bruni ont milité en vain pour que « Les Noces de Cana »  retournent à Venise dans leur monastère d'origine.

 

 

 

Ne pouvant montrer une reproduction du tableau, je vais essayer de le décrire. Ce tableau est extraordinaire. De nos jours ce mot est trop utilisé, à tort et à travers, et tout est extraordinaire (une chanson, un film, un livre). Mais cette peinture sort vraiment de l'ordinaire. Par sa taille d'abord. Comme je l'ai dit plus haut, le tableau mesure 6.77 m. de hauteur sur 9.94 m. de longueur. Par le nombre de personnages : 132 convives. Par l'impressionnante reproduction fidèle des détails de la vaisselle,  des costumes.

 

 

Véronèse mêle des personnages de la Bible et des personnages de son époque. Certains ont cru même reconnaître dans certains des convives François Ier le roi de France, l'empereur Charles-Quint, le sultan ottoman Soliman dit le Magnifique, des seigneurs et des dames vénitiennes, et bien sûr Véronèse qui se serait peint en musicien, celui qui est en blanc au milieu au premier plan  du tableau avec une viole de gambe aux côtés de Titien et de Bassano. A cette foule de convives, de serviteurs se mêlent des oiseaux, un perroquet, des chiens, un chat. 

 

    Article en travaux

Par Bernez - Publié dans : Peinture
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