BERNEZ
| Novembre 2009 | ||||||||||
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Tout d’abord Ella :
Je ne sais pas si ces 2 disques existent encore.
Pour l’amour d’Ella Fitzgerald : Ballades & Blues
Calme et tranquille :
Diana Krall : The Look of Love
J’ai découvert la chanteuse Loreena McKennitt il y a quelques années en écoutant une compilation de musique celte. Loreena McKennitt a grandit dans le Manitoba une province au centre du Canada et dont la capitale est Winnipeg. Elle vit maintenant à Stratford, en Ontario, Canada. Sa musique est d’inspiration celte à laquelle se mêle d’autres influences en particulier arabe. Sans être péjoratif je dirais qu’elle fait de la world-music, de la musique ouverte sur le monde. Elle a enregistré neuf disques dont le dernier An Ancient Muse est sortie il y a peu de mois. Elle chante, joue de la harpe, des claviers, de l’accordéon. Ce que j’aime chez Loreena McKennitt c’est l’ambiance un peu étrange, qui donne envie de voyager, mais comme on voyageait dans les siècles antérieurs en prenant son temps. J’imagine un voyage où il n’y a pas de vraies frontières, où l’on avance au rythme du pas de l’homme ou du cheval, où l’on s’arrête dans des caravansérails. J’imagine des villes cosmopolites où toutes les langues s’entremêlent, où l’on parle le franc, l’arabe, le grec, l’italien. Un monde où il n’y a pas de barrière, où toutes les religions sont acceptées. Un monde qui n’a peut-être jamais existé mais qu’importe. Ainsi est pour moi la musique de Loreena McKennitt.Loreena McKENNITT
Lesite de Loreena McKennitt : www.quinlanroad.com
Qui suis-je maintenant ? En cette heure nocturne où j’écris ces quelques lignes suis-je différent de celui que j’étais ce matin ? Suis-je un autre ? Suis-je le même-autre ou un autre-autre aussi peu semblable que deux passants dans la rue ? Qu’est-ce qui me diffère ou qu’est-ce qui me rapproche à celui que j’étais en me levant ce matin ? J’ai vu des choses, peut-être ai-je appris des choses, mais cela fait-il de moi un être différent ? Suis-je, comme on dit d’une rivière qu’elle est la même et pourtant qu’elle est différente.
Peu après l’extinction de la lumière la chambre en sa totalité et sa globalité les murs, la table de nuit sur laquelle je pose les deux livres que je lis en alternance, la chaîne hi fi et les disques, la commode, le bureau sur lequel, désordonné que je suis, s’amoncellent papiers, courriers, factures et notes pour un futur livre, disparaissent. Je suis sur une plage. Ma plage. J’y suis venu un soir en m’endormant et souvent j’y retourne. Elle n’a rien d’extraordinaire. Ce n’est pas une plage sur un îlot du Pacifique ou une plage antillaise bordée de palmiers ou de cocotiers, non c’est une plage peut-être bretonne que l’Océan recouvre marée haute. Pour moi breton la mer ne se conçoit que montante ou descendante. Une eau qui ne bouge que peu comme la Mer Méditerranée me rends claustrophobe. J’ai l’impression que la vie a abandonnée cette mer. Il me manque quelque chose. Et si je suis toujours étonné lorsque me promenant dans un port et y revenant à des différents moments de la journée de voir les bateaux à la même hauteur de quai. Ma plage est une petite plage de sable fermée à chaque extrémité de rochers bordée en son intérieur de pins maritimes. J’y arrive tout le temps par le même coté ce qui me permet au pied de rochers de la voir et d’en voir à l’autre extrémité le petit ponton de bois auquel j’ai amarré mon voilier. C’est un vieux voilier en bois d’une douzaine de mètres à gréement à corne. Un de ces voiliers que l’on ne trouvait plus qu’oublié au fond d’une ria ou que l’on voyait pourrir sur une grève de galets. Un de ces voiliers qui font maintenant le bonheur des plaisanciers qui en ont assez de naviguer sur des bateaux blancs identiques. Mon voilier m’attend et c’est lui qui m’emporte vers le Pays des Rêves.
En ce moment j’écoute :
Cat POWER The Greatest
En ce moment je lis :
Orhan PAMUK : Mon nom est Rouge écrivain turc Prix Nobel de Littérature 2006 MA LISTE MUSICALE Loreena McKennitt Beneath a Phrygian Sky (An Ancient Muse) The Corrs Moorlough Shore (Home)
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